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Chers
amis,
Non, il n’y a pas eu de vacances
pour le REPTA. En effet, nous avons activement
participé à l’Université
numérique d’été qui s’est
déroulée du 25 au 29 août à
Hammamet en Tunisie.
Les semaines qui ont précédé, nous
avions déjà aidé à la préparation
de cette
université numérique centrée sur
le tableau blanc interactif (TBI pour les
intimes) organisée par le Fonds Mondial de Solidarité
Numérique et l’ADEA
(Association pour le développement de l’éducation
en Afrique). L’ADEA regroupe
tous les Ministres de l’éducation de l’Afrique
et tous les bailleurs de fonds,
Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement,
Communauté Européenne et les
Coopérations bilatérales : française,
suisse, canadienne, allemande etc.
Dans notre chronique de juin nous avions
ouvert un espace débat sur le TBI et
son utilité en Afrique. Tous les participants
à l’université en ont vu l’intérêt
et tout particulièrement les praticiens de terrain
qui, de plus, exercent dans
des contextes difficiles, pas d’électricité,
loin de toute ville importante.
Aucun des problèmes à résoudre
n’a été mis de côté,
le coût bien sûr, mais aussi
la fabrication de contenus adaptés à l’Afrique
et aux différents publics, dont
ceux des exclus de l’éducation.
Nous nous sommes envolés de Roissy,
Henri Vilette notre permanent, Gilles Le
Couster notre webmaster et moi-même dès
le vendredi 22 août. Nous nous sommes
immédiatement mis au service de Sylvain Charat
et de Delphine Danmanville ainsi
que de Tania Zinoviev les «petites mains»
efficaces mais débordées par le cumul
hallucinant des tâches de dernières minutes
. Luc et Ghislaine Dedessus Le
Moustier nous ont rejoints le samedi 23 et l’équipe
REPTA France était complète
le lundi avec l’arrivée de Roland Daval.
Un peu de tourisme quand même
:
Le samedi matin nous avons tout de même réussi
à faire un tour à Kairouan, la
quatrième ville sainte de l’Islam. Notre
chauffeur Raffic, un garçon
extraordinaire, nous a permis de voir tout ce qu’il
fallait voir : la Grande
Mosquée, le Mausolée Abi Zamaa El Balaoui,
compagnon du prophète, Le Bassin des
Aghlabites, une visite dans la Medina où nous
avons pu voir les magnifiques
Tapis de Kairouan exposés dans la maison du Bey..
Nous sommes repartis sans
oublier les délicieux "Makroudh" -
gâteaux aux amandes - spécialité
de Kairouan
et grâce à Raffic, nous en avons acheté
chez le meilleur pâtissier de la ville.
Au moment où je termine cette chronique le samedi
6 septembre je viens de manger
le dernier "Makroudh".
Mais nous n’étions pas
partis pour faire du tourisme, alors passons aux choses
sérieuses ; voici tout d’abord le programme
des rencontres.
Dès le dimanche soir nous avons
pu faire une réunion avec l’équipe
nigérienne,
les amis du REPTA aussi bien que les représentants
du Ministère, elle s’est
tenue dans le salon de la suite qu’occupaient
les Dedessus le Moustier, oui nous
étions très très bien logés.
Nous avons fait une réunion identique
avec l’équipe du Sénégal
le mardi 26 au
soir, toujours dans le même salon.
Un compte rendu de l’Université
sera fait par Le FSN aussi bien que par l’ADEA,
nous en rendrons compte dans notre prochaine chronique.
Mais il nous parait important de faire
le point ici du travail du groupe auquel
nous, le REPTA, avons participé le plus activement,
celui de l’éducation
non-formelle, que je coprésidais avec Mme Koumba
Boly, et qu’animait notre ami
Roland Daval et dont Luc Dedessus-Le Moustier fut le
rapporteur en plénière . Un
des participants actifs de ce groupe fut le nouveau
secrétaire exécutif de
l’ADEA, Monsieur Ahlin BYLL-CATARIA, qui succède
à ce poste à notre président
Mamadou Ndoye. Etaient aussi présents dans ce
groupe les amis de l’Académie
Africaine des Langues (ACALAN) présidée
par Adama Sammassekou.
Enfin c’est dans ce groupe que se retrouvèrent
les amis des REPTA Niger,
Sénégal, Burkina-Faso, Bénin et
Mali. Noue étions près de 25 membres du
REPTA
dont 6 venus de France…
Après la séance de clôture
chaque délégation est repartie avec l’assurance
de
recevoir un TBI par la société «
Smart » numéro un dans ce domaine sur le
marché
mondial. Notre ami Lucien Dehi seul représentant
du Bénin en a donc reçu un.
En guise de conclusion très provisoire,
tous nos amis africains ont été
enchantés d’avoir participé à
cette université d’été.
La participation du REPTA a été
reconnue par tous, comme très positive. C’est
vrai pour les organisateurs de l’université
le FSN tant en la personne de son
président Alain Madelin, qu’en celle de
son secrétaire exécutif Monsieur Alain
Clerc, l’ADEA en la personne de son secrétaire
exécutif Ahlin BYLL-CATARIA, mais
aussi la responsable du groupe de travail sur le non-formel,
Mme Koumba Boly .
Nous avons aussi tissé des liens
qui vont porter des fruits dans les mois qui
viennent avec une entreprise comme Smart par l’intermédiaire
de Jacqueline
Cazeaux responsable de la communication en France ;
nous nous étions déjà
rencontrés à Paris avec Emmanuel Pasquier
de la société Promethean..
Des rendez-vous sont déjà pris pour ces
jours-ci.
Nous avons eu aussi des échanges
très bénéfiques avec ceux qui sont
concernés
par les contenus que l’on peut utiliser avec ce
que certains appellent déjà le «
tableau magique ».
Je pense ici à Gilles Braun et
ses collègues du Service des technologies et
des
systèmes d’information du Ministère
de l’Education Nationale, Hélène
Ormières et
Michelle Elardja-Prouzeau, à Gérome Carujo,
chef de projet multimédia
pédagogiques à TV5Monde, à Jean
Pierre Archambault du CRDP Paris, à Daniel
Lebret de Paraschool ou aux concepteurs de « Flocproduction
».
Nous sommes la aussi, convenus de nous rencontrer au
plus vite. La semaine du 8
au 14 septembre va être bien remplie.
Encore une fois tous les paramètres
ont été abordés au cours de cette
université
d’été : les coût, les problèmes
d’énergie, les contenus d’enseignement
et leur
fabrication sur place, les logiciels libres…Il
y a eu des groupes de travail sur
toutes ces questions.
Et pour finir encore un peu de tourisme
bien mérité.
L’Université s’est clôturée
le jeudi à midi et notre avion ne repartait que
le
lendemain à 11h. Alors toute la fine équipe
moins Roland Daval reparti avant en
a profité pour refaire une après-midi
et une soirée de tourisme, nous avons vu
Carthage, Sidi Bou Said, et le soir Raffic nous a emmenés
manger à Tunis dans un
petit restaurant « popilaire » comme disait
notre chauffeur préféré. Ensuite
Gilles, décidément infatigable, est encore
allé chercher où boire de la bière,
les vieux comme moi se sont effondrés dans le
lit spacieux de leur hôtel *****
oui 5 étoiles!
Nous reviendrons bientôt sur cette
université numérique et ses suites. Avec
la
prochaine chronique vous aurez même droit à
un petit diaporama.
Gabriel
Cohn Bendit
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